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Renault Twingo E-Tech (2026) : et si c'était la meilleure citadine électrique du marché ?

Après trois ans d'absence, la célèbre « grenouille » fait son grand retour ! Malgré l'annonce de sa fin de carrière par Luca de Meo début 2021, la Renault Twingo revient dans une déclinaison 100 % électrique et néo-rétro, fidèle aux lignes iconiques de la toute première génération. Un virage stratégique réussi pour la marque au losange, qui anticipe l'engouement croissant pour les petites citadines branchées. Nous avons pris le volant de cette quatrième génération tant attendue : retrouve-t-elle la magie et l'esprit pratique de la Twingo originelle ?


Avec le lancement triomphal de la nouvelle Renault 5 E-Tech — véritable carton commercial qui s'est rapidement imposé en tête des ventes d'électriques — et l'arrivée très attendue de la R4 E-Tech, la marque au losange prouve la pertinence absolue de sa stratégie néo-rétro. En ressuscitant ses icônes populaires des années 60 et 70 sous les traits de citadines branchées, le constructeur tricolore est parvenu à réenchanter le marché. Une recette qui mêle habilement nostalgie, capital sympathie et technologies modernes, démontrant que l'émotion reste l'un des plus puissants leviers pour séduire les automobilistes.

Pour parachever cette saga nostalgique, l'ex-Régie s’attaque désormais aux années 90 en faisant renaître un autre mythe : la Twingo. Pourtant, l'affaire était loin d'être gagnée ! Condamnée début 2021 lors de l'annonce du plan Renaulution par Luca de Meo, la petite citadine a finalement été rappelée à la rescousse pour combler le vide stratégique des petits véhicules électriques accessibles sous la barre des 20 000 €. Conçue en un temps record, cette quatrième génération reprend avec brio le bio-design et la frimousse irrésistible de la « grenouille » originelle de 1992. C’est donc avec une grande impatience que nous avons pris le volant de cette Twingo IV pour vérifier si elle conserve tout l'esprit malin de son aïeule !

 



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Le design extérieur


Dès le premier coup d’œil, cette nouvelle Twingo attire instantanément la sympathie. Découverte dans sa sublime teinte optionnelle « Vert Absolu » qui lui confère un véritable look de concept-car, la citadine tricolore attire tous les regards et décroche systématiquement des sourires sur son passage. En réinterprétant les proportions et les détails de la toute première génération de 1992, l'équipe du style Renault a réussi un véritable tour de force : concevoir un objet désirable, fun et immédiatement identifiable au cœur d'un marché automobile souvent trop standardisé.

En s'attardant sur la face avant, la filiation avec l'ancêtre saute aux yeux. On retrouve les célèbres optiques en arc de cercle intégrant les feux de jour à LED, surplombant un rectangle très compact qui abrite les projecteurs principaux. Plus bas, la fausse prise d'air du capot a été réinterprétée sous la forme d'un élément noir arborant le nom Twingo en toutes lettres, encadrée par deux boudins de protection en plastique recyclé. Clin d'œil malin aux fameuses fentes d'aération du modèle originel : l'une des petites trappes s'ouvre d'un simple clic pour accéder au réservoir de lave-glace, le capot restant quant à lui scellé et réservé à l'assistance.


 


 

De profil, la Twingo IV arbore une silhouette monocorps très fluide avec un capot particulièrement plongeant. Avec ses 3,79 mètres de long, elle se montre plus courte de 15 centimètres qu'une Renault 5 E-Tech, tout en optimisant son encombrement grâce aux quatre roues rejetées aux quatre coins de la plateforme électrique. Contrairement à son aïeule des années 90, elle adopte une carrosserie 5 portes dont les poignées arrière sont astucieusement dissimulées dans le montant pour préserver le coup de crayon dynamique.


 

À l'arrière, le clin d'œil stylistique bascule subtilement vers la seconde génération avec une large pièce en plastique recyclé marquant le bas du hayon. Les feux adoptent la même signature circulaire qu'à l'avant, encadrant un hayon au dessin très trapu souligné par des épaules larges qui lui donnent une assise visuelle très solide. On notera également la typographie « Twingo » totalement modernisée et l'absence du logo au losange sur la malle, remplacé par l'inscription Renault en toutes lettres.


 

L’intérieur


Une fois installé à bord, on découvre un habitacle moderne et chaleureux, malgré une planche de bord assez haute et massive qui demande un petit temps d'adaptation pour appréhender la visibilité avant. L'ergonomie générale reste fidèle aux excellentes habitudes de la marque au losange, avec un volant multifonction regroupant les aides à la conduite à gauche et la gestion média à droite. Pour égayer l'atmosphère, un bandeau couleur carrosserie traverse la planche de bord (sur la finition Techno), complété par des touches ludiques comme le mythique bouton de warning rouge hérité de 1992, des motifs d'alphabets imprimés sur le pavillon et de sympathiques accessoires de rangement dédiés.


 


 


 

La partie système d'information et divertissement franchit un cap impressionnant pour le segment. Derrière le volant, un écran d'instrumentation de 7 pouces affiche des graphismes spécifiques et lisibles, tandis que le centre du cockpit accueille la grande dalle tactile de 10 pouces animée par le système OpenR Link sous Android Automotive. D'une réactivité exemplaire, ce système intègre le Google Play Store pour télécharger des applications comme TF1 ou Canal+ (idéal pour patienter pendant une recharge), tout en modélisant une Twingo 3D fidèle à la teinte de votre modèle d'essai pour paramétrer les scores d'éco-conduite et la gestion de charge.


 

Du côté de la sellerie, le constat se montre un peu plus frugal. Les sièges avant adoptent une conception assez rudimentaire et un rembourrage plutôt ferme, n'offrant que très peu de maintien latéral en virage. Si ces assises rappellent l'esprit simpliste des citadines d'antan et suffisent amplement pour effectuer les trajets quotidiens du vélotaf ou de la ville, elles montreront leurs limites en termes de confort lors des longs périples autoroutiers.


En matière de modularité et d'habitabilité en revanche, le génie de la Twingo est bel et bien intact ! Aux places arrière, l'espace aux jambes surprend favorablement pour un gabarit de 3,79 m, même si le plancher légèrement surélevé en raison des batteries redresse un peu les genoux. Le coffre profite d'une banquette coulissante 50/50 manipulable directement depuis la malle grâce à des tirettes dédiées, permettant de moduler le volume en un clin d'œil. Mieux encore : en rabattant le dossier du siège passager avant, il devient possible d'embarquer des objets mesurant jusqu'à 2,20 mètres de long !


 


La conduite


C'est en environnement urbain que cette Twingo dévoile immédiatement tout son potentiel. Très maniable grâce à son gabarit réduit et son excellent rayon de braquage, elle se faufile dans la circulation avec une aisance déconcertante. La conduite en ville est sublimée par le mode « One Pedal » très bien étalonné qui permet de ralentir jusqu'à l'arrêt complet sans toucher à la pédale de frein, tandis que les palettes au volant permettent de moduler la régénération sur plusieurs niveaux. On recommandera toutefois de conserver les roues de 16 pouces de série : nos jantes optionnelles de 18 pouces ont tendance à fermer la suspension sur les ralentisseurs et les chaussées déformées.


Sous le capot avant, le moteur électrique de 82 chevaux s'avère parfaitement calibré pour l'usage quotidien. Les accélérations et reprises à basse vitesse sont franches, offrant le peps nécessaire pour s'insérer en toute sécurité dans le flot du trafic ou s'extraire rapidement d'un carrefour. Sans chercher des performances de sportive, la cartographie moteur privilégie la douceur de fonctionnement et la réactivité instantanée spécifique aux blocs électriques.


En s'aventurant sur le réseau secondaire et les voies rapides à 110 km/h, la petite Renault surprend par son niveau de prestation. Bâtie sur la plateforme AmpR Small partagée avec la R5, elle affiche une tenue de route extrêmement rassurante, un guidage précis du train avant et une absence totale de roulis parasite dans les enchaînements de virages. L'insonorisation est également très bien maîtrisée pour la catégorie, filtrant efficacement les bruits d'air et de roulement pour offrir une vraie polyvalence hors des cités.

Côté autonomie et consommation, le bilan s'avère tout simplement remarquable. Équipée d'une batterie compacte de 27,5 kWh, la Twingo brille par son efficience énergétique : nous avons enregistré une moyenne générale de 10,9 kWh/100 km sur l'ensemble de notre essai de plus de 500 km, et même un score canon de 7,2 kWh/100 km lors d'un trajet urbain ! Sur un parcours mixte mêlant départementales et voies rapides, la consommation se stabilise autour de 12 kWh/100 km, autorisant une autonomie réelle dépassant sans problème les 200 kilomètres sans stress.


Enfin il est indispensable de parler de la recharge puisque la Twingo ne propose pas de recharge rapide de série, il est nécessaire de passer par le catalogue des options (500 € sur Evolution et Techno). La recharge rapide est alors possible jusqu'à 50 kW.


Fiche technique


Renault Twingo 4 E-Tech (2026) Motorisation
  • 82 ch (60 kW) / 175 Nm
  • Consommation : ~10 à 12 kWh/100 km WLTP / Autonomie WLTP : Jusqu'à 263 km
  • Batterie : 27,5 kWh utilisables (technologie LFP — Lithium Fer Phosphate)
Renault Twingo 4 E-Tech (2026) Finitions et tarifs (hors bonus écologique) :
  • Evolution : à partir de 19 490 €
  • Techno : à partir de 21 090 €

La miniature


Comme souvent à l’approche d’un grand lancement, la marque au losange accompagne cette annonce d’une reproduction miniature à destination des passionnés et collectionneurs. Réalisée par Norev, cette Twingo E-Tech est proposée dès maintenant sur la boutique Renault The Originals, à deux échelles : 1/43 et 1/64 ainsi que dans deux couleurs (Vert absolu et Rouge Absolu).

Côté design, la miniature reprend avec précision les lignes rondes et les détails caractéristiques du modèle réel : projecteurs cerclés, signature lumineuse modernisée et jantes au dessin inédit. Les proportions sont soigneusement respectées et la finition, fidèle au savoir-faire de Norev, met en valeur les codes visuels de la nouvelle Twingo électrique. Elle est d'ailleurs reproduite en version Techno, la rouge possédant les enjoliveurs de série alors que la verte possède les jantes optionnelles de 18".



Miniature Renault Twingo E-Tech (2026)
  • Norev 1/64 et 1/43
  • Teinte 1/64 : Vert Absolu en version Techno / Rouge Absolu en version Esprit Alpine
  • Teinte 1/43 : Vert Absolu en version Techno / Rouge Absolu en version Esprit Alpine
  • Prix : 6 € pour l'échelle 1/64 et 30 € pour l'échelle 1/43

Notre bilan


Au terme de cet essai de plus de 500 kilomètres, le bilan est extrêmement positif. Renault a réussi le pari de ressusciter le mythe Twingo en conservant ce qui faisait le sel de l'originale : une bouille irrésistible, une modularité intérieure fantastique et un sens pratique aiguisé, le tout associé aux agréments de l'électrique moderne. Proposée à un tarif oscillant entre 13 000 € (aides déduites) et 20 000 € selon les finitions, cette quatrième génération s'impose d'emblée comme une référence incontournable de la seconde voiture du foyer.

Face à une concurrence de plus en plus affûtée — emmenée par la Citroën ë-C3, la Dacia Spring, la Hyundai Inster ou la Leapmotor T03 —, la Twingo tire son épingle du jeu grâce à un capital sympathie inégalé et un contenu technologique haut de gamme. Là où ses rivales font parfois des concessions marquées sur la finition ou l'équipement multimédia, la proposition du Losange offre l'un des meilleurs systèmes d'info-divertissement du marché grâce à l'intégration d'Android Automotive.


 


 


Par Romain L. (@luniversderomain) et Emilien L.

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