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Les Renault Filante et Boréal se retrouvent à Paris… En miniature Norev 1:43

Boréal, Filante : ces noms ne vous disent sûrement rien et pourtant ce sont des nouveaux véhicules Renault commercialisés dans les derniers mois. Aujourd'hui découvrons en miniature des modèles réservés pour les marchés en dehors de la France du constructeur au losange... 




50 % : c’est l’objectif que s’est fixé Renault en termes de ventes hors d’Europe d’ici 2030, dans le cadre de son plan futuREady, présenté en mars 2026. Mais contrairement à certains constructeurs allemands, qui ont longtemps misé une grande partie de leur développement sur la Chine, un marché désormais beaucoup plus difficile pour les marques étrangères, le groupe français privilégie d’autres régions du monde, notamment le Brésil et la Corée du Sud.

Sur ces marchés, Renault ne se contente plus d'exporter ses modèles européens : le groupe développe également des véhicules spécifiques, adaptés aux attentes et aux contraintes locales. Une stratégie qui ne date pourtant pas d'hier.

 


Renault do Brasil


    Commençons par le Brésil.

    Dès les années 1960, l'histoire du losange y est déjà présente, notamment à travers la Willys Interlagos, une Alpine A108 produite sous licence par Willys-Overland do Brasil, accompagnée de la Dauphine et de la "Gordini". Mais il faudra attendre les années 1990 pour que Renault décide de s'implanter industriellement dans le pays.

     


    En 1996, le constructeur français lance officiellement ses activités au Brésil, avant d'inaugurer en 1998 le Complexe Ayrton Senna, près de Curitiba, dans l'État du Paraná. Le site commence notamment par produire le Scénic, suivi de la Clio. Renault dispose alors d'une véritable base industrielle pour conquérir ce marché sud-américain. Cependant, les modèles européens ne sont pas toujours parfaitement adaptés aux réalités locales. Le réseau routier brésilien, parfois dégradé ou dépourvu d'asphalte, impose des contraintes particulières, notamment en matière de robustesse et de résistance des suspensions.

     


    L'arrivée de la Logan va progressivement changer la donne. Issue de la philosophie Dacia, cette berline a été conçue pour proposer une voiture accessible, robuste et simple à entretenir, avec une architecture éprouvée. La Sandero et le Duster suivent cette même logique. Ces trois modèles rencontrent un véritable succès et permettent à Renault de renforcer considérablement sa présence dans le pays. 




    La marque va même jusqu'à développer des déclinaisons spécifiques, comme le Duster Oroch, un étonnant pick-up dérivé du SUV, ou encore la fameuse Sandero R.S., une version sportive particulièrement appréciée des passionnés brésiliens. Cette approche permet au losange de se construire une réputation de constructeur accessible, capable de proposer des véhicules adaptés aux conditions locales.



    Mais avec l'augmentation du niveau de vie et le renforcement des normes brésiliennes, Renault doit progressivement faire évoluer son positionnement. Dans le cadre de Renaulution, le groupe cherche désormais moins le volume à tout prix et davantage la valeur ajoutée. C'est dans cette logique qu'apparaissent des modèles au positionnement plus haut de gamme et au design spécifique, comme le Kardian et, tout récemment, le Boreal.



    S'il partage une architecture technique apparentée à celle de notre Dacia Bigster, le cousin brésilien bénéficie d'une carrosserie qui lui est propre, mais aussi d'une gamme de motorisations adaptée au marché local, avec notamment une version Flexfuel. Il reçoit également les technologies attendues sur un véhicule moderne de 2026. Pour l'instant, Renault doit encore installer cette nouvelle image plus valorisante et convaincre une clientèle habituée à son positionnement historique. Le Boreal doit également composer avec une concurrence interne, notamment celle du Duster, qui reste bien implanté sur le marché.

     


    Cette montée en gamme s'inscrit dans une stratégie plus large : réduire la course aux volumes pour améliorer la rentabilité de chaque véhicule. Un enjeu essentiel pour Renault, particulièrement dans un pays soumis aux fluctuations du Réal, la monnaie brésilienne, pas l'équipe de la Champions Leagues.

     


    Pour accompagner cette évolution, Renault peut désormais compter sur un nouvel allié : Geely. Le constructeur chinois a noué un partenariat avec Renault do Brasil et participe à la transformation industrielle du site de Curitiba. Une coopération qui doit permettre de développer de nouveaux véhicules et de mieux exploiter les capacités de production locales. D'autres modèles sont d'ailleurs attendus d'ici la fin de la décennie. Affaire à suivre…

     




    Renault Korea


      Autre marché stratégique : la Corée du Sud.

      Pour comprendre la présence de Renault dans la péninsule, il faut remonter au début des années 1990. À cette époque, le chaebol Samsung Group souhaite se lancer dans l'industrie automobile et crée Samsung Motors, avec le soutien technique de Nissan afin de bénéficier rapidement d'architectures et de technologies éprouvées.

       


      Pourquoi Nissan plutôt que Hyundai ? Parce que, dans la Corée du Sud des années 1990, l’automobile est le théâtre d’une véritable guerre entre les grands conglomérats industriels, les fameux chaebols. Samsung cherche alors à s’imposer dans un secteur déjà largement dominé par Hyundai et tente même, en coulisses, de profiter des difficultés de Kia pour prendre le contrôle du constructeur. Mais la crise asiatique de 1997 vient bouleverser les ambitions du groupe : après l’échec de sa tentative de rachat de Kia face à Hyundai, Samsung Motors, qui vient tout juste de lancer sa première voiture, la SM5 dérivée de la Nissan Maxima, se retrouve rapidement en grande difficulté financière. De son côté, Nissan traverse lui aussi une crise majeure et croule sous les dettes à la fin de la décennie.



      C'est dans ce contexte qu'intervient Renault. En 1999, le constructeur français noue son alliance avec Nissan, puis reprend en 2000 les activités automobiles de Samsung en acquérant une participation majoritaire dans Samsung Motors. La filiale devient alors Renault Samsung Motors. Le losange doit toutefois faire face à un problème évident : Renault est quasiment inconnu en Corée du Sud. La solution consiste donc à conserver la marque Samsung, qui bénéficie d'une forte notoriété locale, tout en profitant du savoir-faire technique et des plateformes de Nissan.



      Peu à peu, les technologies de l'Alliance sont utilisées pour développer des modèles destinés au marché coréen, comme le Koleos ou la fameuse Latitude. Cette dernière reprend notamment une base technique issue de la Laguna III, adaptée avec des motorisations Nissan. Mais la collaboration va encore plus loin avec des véhicules comme la Talisman, commercialisée localement sous le nom de SM6, ou le Koleos II, devenu QM6 en Corée. Ces modèles sont développés avec une forte implication des équipes coréennes afin de répondre avant tout aux attentes du marché local, avant d'être proposés en Europe. Cela explique notamment leurs dimensions généreuses de "Mid-size Car" pour le marché français : avec leur gabarit proche de celui d'une Toyota Camry, ces berlines et SUV correspondent davantage aux habitudes des automobilistes coréens. Et cette différence de positionnement se ressent directement dans les ventes : la SM6 s’est ainsi vendue à environ 56 000 exemplaires en Corée du Sud, contre près de 34 000 Talisman en Europe. Un écart qui illustre assez bien l’importance d’adapter un véhicule aux attentes de son marché plutôt que de simplement exporter un modèle européen.


       

      Le dernier exemple en date est l'Arkana, commercialisé sous le nom de XM3 sur le marché coréen. Produit à Busan, il est directement exporté vers la France. Et pour les amateurs d'Alpine, il existe même un autre lien intéressant entre les deux pays : le moteur 1.8l TCe M5Pt de notre A110 AS1 est lui aussi issu de la production industrielle de l’usine coréenne.

       

      De Samsung à Renault Korea

      Mais à partir de 2022, Renault abandonne progressivement l'appellation Samsung. La filiale adopte alors le nom de Renault Korea, marquant une nouvelle étape dans l'histoire du constructeur en Corée du Sud. Le changement d'identité intervient toutefois dans une période difficile. La marque a vu ses ventes fortement reculer au cours de la décennie précédente et peine à rivaliser avec les géants locaux, Hyundai et Kia.

       


      La disparition du nom Samsung n'explique pas tout. Les modèles proposés ne correspondent plus totalement aux attentes des automobilistes coréens, qui recherchent certes de l'exotisme, mais aussi de la technologie visible, du confort et une offre hybride particulièrement développée. Pour rattraper son retard, Renault Korea va alors se rapprocher… de Geely.

       


      L'association permet au groupe chinois de renforcer sa présence sur le marché sud-coréen en sous-marin, tandis que Renault Korea bénéficie de nouvelles technologies et de plateformes développées par son partenaire. Une coopération industrielle qui donne naissance en 2024 au Grand Koleos, produit à Busan et étroitement apparenté au Geely Monjaro, également connu sous le nom de Xingyue L. Le véhicule reprend notamment une base technique issue de l'écosystème Geely, tout en bénéficiant d'un travail spécifique de Renault Korea sur quelques éléments design et son positionnement. Le résultat ne se fait pas attendre : les ventes de Renault Korea bondissent de 55,9 % en 2025. Une progression spectaculaire qui illustre le rôle joué par ce nouveau SUV dans le redressement de la marque.

       


      Dans cette dynamique, Renault lance début 2026 le très imposant Filante, un SUV de 4,92 mètres, positionné sur le segment E. Développé et produit en Corée du Sud, il incarne les ambitions internationales de Renault Korea et s'appuie sur les synergies technologiques nouées avec Geely, notamment avec la plateforme CMA. Il reçoit une motorisation 1.5l Horse hybride développant 250 ch, avec une volonté claire de proposer un véhicule familial haut de gamme, technologique et adapté aux attentes du marché coréen.

       


      Côté design, ce nouveau flagship au losange reprend les codes très fuselés et futuristes de la Clio 6. Les modules optiques sont particulièrement mis en valeur grâce à l'absence de lentille transparente. À l'avant, la signature lumineuse s'inspire du concept Emblème, avec un travail minutieux sur les petites LED qui viennent souligner le Losange. À l'arrière, le traitement quasi fastback se veut très anguleux, tandis qu'un large élément noir brillant vient visuellement masquer la malle. À bord, trois écrans prennent place autour du système OpenR, dans une présentation résolument moderne.



      La carrière du Filante s'annonce donc prometteuse, avec de beaux chiffres dès son lancement. Et qui sait ? Après l'Arkana, peut-être finirons-nous par le voir un jour sur nos routes françaises.


      Le Filante va t-il finir par prendre la place de vaisseau amiral au Rafale Atelier Alpine en Europe ?


      Geely, nouvel allié du losange ?

      À travers tout ce développement international, un nom revient constamment : Geely.

      Le groupe chinois est devenu un partenaire majeur de Renault pour accélérer son développement hors d'Europe. Au Brésil comme en Corée du Sud, cette coopération permet au losange de profiter de nouvelles technologies, de plateformes et de capacités industrielles sans devoir repartir de zéro. 



      Plutôt que de lutter frontalement contre l'offensive des constructeurs chinois, Renault semble donc avoir choisi une autre voie : s'appuyer sur leur savoir-faire pour accélérer sa propre transformation.

      Une stratégie pragmatique, mais qui soulève forcément quelques interrogations. À force de laisser entrer le loup dans la bergerie, qui finira réellement par tenir les clés de la maison ?

       


      Et en miniature ?


        Pour nous, collectionneurs français, Norev signe les reproductions inédites au 1/43ᵉ de ces deux SUV développés pour des marchés lointains. Le Filante est proposé dans la teinte Satin Forest Black en finition Esprit Alpine, tandis que le Boreal est disponible en Bleu Mercure dans sa finition Iconic.

        Deux modèles encore peu courants dans nos collections, disponibles au Défilé Renault sur les Champs-Élysées et bientôt sur le The Originals Renault Store.

         

        À l’avant

        Pour le Boreal, on retrouve immédiatement le côté robuste et baroudeur du modèle réel.



        La face avant bénéficie d’une belle pièce rapportée regroupant la calandre bleue en relief, le logo en tampographie et le masque noir. La partie supérieure des optiques est également rapportée, avec une tampographie blanche pour reproduire la signature lumineuse. La partie inférieure est, quant à elle, moulée puis traitée en noir et complétée de tampographies blanches. Malgré cette conception en deux parties, le rendu des phares reste propre, la transition entre les différents traitements étant quasiment invisible au premier regard.



        La partie basse fait elle aussi appel à une pièce rapportée, avec une grille d’aération striée en relief, ainsi qu’un ski peint en argenté, accompagné des petits antibrouillards.



        Attention toutefois à l’application de la peinture sur ce dernier : en retournant la 1/43e, on distingue un effet « poussière d’étoile » qui trahit quelques imperfections de finition.




        Pour le Filante, changement d’ambiance avec son visage très technologique, presque digne d’un vaisseau spatial. Les optiques sont réalisées en pièces rapportées en relief, complétées de tampographies blanches pour les modules LED et de motifs bleus en forme d’encoches pour souligner la finition Esprit Alpine.



        Mais c’est surtout le traitement de la calandre qui impressionne. Le losange central est moulé puis rehaussé d’une tampographie blanche, tout comme les petites stries en quart de losange, parfaitement alignées. 



        Et le waouh effect ne s’arrête pas là : sous cet élément, de minuscules motifs en losange sont directement moulés avec une belle sensation de relief, tandis que la peinture noir brillant reste suffisamment fine pour ne masquer aucun détail. Sur les côtés, le traitement est tout aussi soigné avec des motifs en demi-losange et trois stries, en blanc.



        Dans la grille inférieure, Norev a opté pour une pièce rapportée reproduisant une multitude de petits losanges en noir brillant. Pour une miniature de gamme standard, le résultat est particulièrement convaincant.

         

        À l’arrière

        Sur le Boreal, une multitude de gravures fines reproduisent les différents panel gaps et autres interstices autour de la malle. 



        Le losange et l’appellation du modèle sont réalisés en tampographie argentée. Les feux arrière sont des pièces rapportées bénéficiant d’un traitement translucide teinté, complété par une tampographie rouge foncé.



        Dans la partie inférieure, le pare-chocs est réalisé dans un plastique noir mat rapporté, avec un rappel de la teinte Bleu Mercure en son centre. Les catadioptres sont reproduits par des tampographies rouges et grises sur les côtés.

         



        Pour le Filante, on retrouve toute la silhouette fuselée et spectaculaire de ce nouveau flagship. Les feux sont constitués de pièces rapportées en noir texturé, complétées de tampographies rouges reproduisant les différents modules lumineux.



        Un large bandeau noir brillant vient ensuite relier visuellement l’ensemble, avec une tampographie bleu gris pour le losange ainsi que l’inscription FILANTE, accompagnée de sa petite étoile. 


        Le bas du bouclier, moulé avec de nombreuses arêtes, reçoit lui aussi une finition noir brillant ainsi que des catadioptres en tampographie rouge et argentée. Dommage cependant de constater quelques traces de bavure sur notre exemplaire.




         

        Profil et finitions

        De profil, le Boreal reprend fidèlement la silhouette plutôt carrée du modèle réel. C’est d’ailleurs sous cet angle que l’on reconnaît le mieux ses liens avec le Bigster. Les panel gaps sont finement gravés dans le moule, tout comme les poignées de portes. Les passages de roue reçoivent une finition noir texturé qui renforce son caractère tout-terrain, tandis que les bas de caisse sont constitués de pièces rapportées en plastique noir texturé, agrémentées d’une barrette argentée.



        La partie haute se distingue par son toit noir brillant, ses barres de toit argentées, mais aussi par la fine baguette qui souligne le contour des vitrages et le montant C. 



        Les jantes alliage diamantées noires 19 pouces River sont finement reproduites, avec un contraste entre leur surface noir brillant et les parties argentées. Le cabochon central Renault est également soigneusement détaillé.



        La teinte Bleu Mercure offre enfin une belle profondeur, avec un effet pailleté assez marqué qui capte particulièrement bien la lumière.



        Le Filante affiche quant à lui une silhouette beaucoup plus fuselée, là encore fidèlement reproduite. Les panel gaps et les poignées de portes sont finement gravés dans le moule, tandis que les passages de roue et les bas de caisse rapportés adoptent une finition noir brillant. Sur l'aile nous avons une tampographie de la finition Esprit Alpine.



        Sur le toit, on retrouve un grand vitrage panoramique teinté. Malheureusement, notre exemplaire présente une fissure sur cette partie : un défaut qui relève davantage du contrôle qualité que de la conception de la miniature.




        Les jantes alliage diamantées noires 20 pouces Chicane sont elles aussi finement reproduites, avec une surface noir brillant contrastée par une partie argentée fumée. Petit détail à noter : le pneu lui-même présente une finition totalement noir brillant.




        La teinte Satin Forest Black offre enfin un très beau rendu, avec un effet pailleté discret qui accroche élégamment la lumière.




        Intérieur

        À l’intérieur, ces deux finitions standard restent assez basiques. Le volant constitue la principale pièce rapportée, avec une tampographie argentée reproduisant le losange Renault. Le reste de l’habitacle mise davantage sur le moulage que sur l’ajout de détails rapportés.


         

        L'intérieur du Boreal

         

        L'habitacle du Filante




        Conclusion


          Ce sont finalement deux belles miniatures que nous propose Norev, malgré quelques défauts de contrôle qualité. On constate surtout les progrès réalisés ces dernières années sur les finitions Standard, qui se rapprochent désormais nettement des versions Collection. À titre de comparaison, la Mégane E-Tech de 2022 affichait un rendu discutable.




          Pour les amateurs de modèles exotiques et encore peu représentés au 1/43, ces deux SUV Renault constituent donc des ajouts particulièrement intéressants. Boreal et Filante illustrent surtout une nouvelle facette de Renault : celle d’un constructeur qui ne pense plus uniquement sa gamme depuis la France, mais qui s’appuie de plus en plus sur ses implantations et ses partenaires internationaux pour développer des modèles adaptés à différents marchés. 


            

          Après le Brésil et la Corée du Sud, ces deux miniatures permettent ainsi de prolonger notre voyage dans cette stratégie internationale de Renault, jusque dans nos vitrines. On peut désormais espérer que Norev poursuive sur cette voie et propose prochainement ces modèles dans d’autres teintes et finitions. 

          Dans tous les cas, ces deux versions sont disponibles au Défilé Renault sur les Champs-Elysées et bientôt sur le The Originals Renault Store.

           


          Références : Filante et Boreal 1/43


             


            • 7717284495 – Renault Boreal 2025 – 1/43 Norev – Bleu Mercure – 30 €

             

            • 7717284494 – Renault Filante full hybrid e-tech 2026 – 1/43 Norev – Esprit Alpine Satin Forest Black – 30 €


                                                                                                                                                              Par Lân.P (@TinyBolide)

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