L'épopée Majorette : Les caravanes Majorette


Alors que les vacances de certains battent leur plein, il était évident de mettre en avant les productions Majorette sur le sujet afin de coller à l’instant.




 Initiées dès 1966 les caravanes, tiennent une place importante dans l’univers Majorette afin d’inscrire les modèles de la collection dans l’univers du réel. Je retracerai ici les modèles de 1966 à 1983 produits et dessinés en France.

Lovely Type A


Choix est donc fait par les équipes en 1966 de créer une référence numéro 15 pour aller avec la DS (N°13) qui viendra se placer dans la gamme juste après la vedette Ritz (N°14). Le modèle retenu  est issu d’un constructeur Français : Sterckeman  afin de rentrer dans les boites est la Lovely type A de 1964 mesurant 3.80m reconnaissable à ses parois striées et à ses deux fenêtres en façade. Modèle finement reproduit on la rencontrera au départ avec la Citroën DS, ou vendue seule. Elle partage ses roues enjoliveur orange et pneus gris avec d’ailleurs ce modèle au début de sa production. Le châssis sera peint dans la tonalité du véhicule tracteur ou pas et ce modèle restera au catalogue jusqu‘en 1972 environ. 


La référence 15 fera un bref passage en 215 pour finalement trouver sa place définitive en 315 dans la gamme série 300 la Lovely seule prendra la référence 236 dans les catalogues bien que celle-ci ne sera jamais gravée sur le châssis. En ce qui concerne les variantes : Les châssis sont peints au départ pour quelquefois se retrouver bruts. 

Pour les classer par époque, les roues restent le seul indice : 
Génération 1  à jante orange pneus gris  (1966/68)
Génération 2 à jante grise pneu strié noir  (1968/71)
Génération 3 à pneu strié noir  ( génération assez rare produite en 1972/73)




DIGUE Baronette GT


En 1969 afin d’étoffer la gamme c’est cette fois-ci le constructeur Digue et Compagnie qui est retenu avec son modèle très populaire Baronette GT de 1968 mesurant 4,40m. Construite avec sa cuisine en bout et avec son compartiment WC attenant, Majorette réalise simplement un modèle populaire avec un intérieur fidèlement reproduit… avec même les assiettes sur la table. C’est le modèle par excellence qui sent les vacances. 

On la retrouve dans la gamme attelée à la Peugeot 504 avec au départ un châssis peint, puis avec l’évolution  sur la fabrication des roues, le châssis évolue lui aussi  pour les roues type new et ce modèle restera au catalogue jusqu’en 1976. On la retrouve fréquemment conditionnée avec la BMW, la K-70 et la Chrysler 180  sous la référence 340. 



En ce qui concerne le classement on distinguera 3 châssis et 2 types de roues :
Génération 1  à Châssis peint roue monobloc plastique  (1968/70)
Génération 2 à Evolution du châssis génération 1 - passage de roue renforcé et suspension visible sur la partie centrale – roue monobloc plastique noir – intérieur modifié au passage de roues  (1970/72)
Génération 3 à Châssis génération 2 – Nouvelles roues  style nucléaire ou 3 branches produite en 1973/74)
Génération 4 à Nouveau châssis passage de roue prononcé et dessin très visible des suspensions. Le nom Baronette disparaît et laisse la place au logo MAJORETTE et DIGUE, l’intérieur est aussi modifié et devient visible à travers un plancher ajouré – Roues nucléaires 3 branches ou encore 5 branches -  produite en 1975/77)




Sterckeman Lovely 400


1972 : Afin de remplacer la petite Lovely type A devenue un peu vieillotte et afin de coller toujours au marché et marquer une nette différence avec son concurrent Anglais qui ne proposait pas de modèle avec une coque en plastique rendant le modèle plus réaliste Majorette enfonce le clou avec le modèle Sterckeman Lovely 400 référence #259  qui mesure donc 4 mètres dans la vie réelle. Le dessin de la coque est d’une très grande finesse, les vitrages sont fidèles et là encore l’intérieur réaliste est présent.

 A l’extérieur les panneaux latéraux dorés sont finement reproduits et même la police de caractère du modèle réel est reprise pour être gravée sur le plancher qui restera en zamac brut pendant toute la production, il est à noter cependant que la référence ne sera pas gravée sur le plancher. Le dessin de la porte permet l’ouverture sur les premiers modèles et cette option disparait en 1975. Les intérieurs sont principalement rouge mais on peut aussi rencontrer des intérieurs blanc entre 1978 et 1979. Les premiers modèles se reconnaissent à leurs roues pleines noires, la référence de ce modèle est le 259, elle pourra se retrouver vendue seule ou souvent attelé à la K-70, la fiat 127 ou encore la Chrysler 180. 

En fin de carrière le modèle sera assorti avec le camping-car Dodge et une déco 4 couleurs en lieu et place des dorures latérales (vert-jaune-marron-orange). Le vitrage devient bleu. Certaines variantes peuvent se présenter sans les décals 4 couleurs mais les dorures habituelles avec vitrage bleu ou encore le vitrage jaune. 

Pour le classement :
Génération 1  à Châssis brut – pas de dessin de suspension au niveau du passage de roue – Roues plastique noir monobloc et essieu en métal jaune  (1972/74) découpe pour porte latérale ouvrante
Génération 2 à Evolution du châssis génération 1  métal bleuté- passage de roue renforcé et suspension visible sur la partie centrale – Nouvelles roues  nucléaires 3 branches ou encore 5 branches  plastique noir – intérieur modifié au passage de roues  (1974/75)
Génération 3 à Châssis génération 2 – métal de châssis jaune  roues  style nucléaire ou 3 branches produite en 1976/82)



 La caravane résidentielle


La caravane résidentielle apparaît en 1976 réf 370, de couleur blanche ou jaune, il est difficile à ce jour d’établir le modèle réel sur lequel ce modèle a été réalisé. 

On peut néanmoins distinguer cinq variantes : 
A) produite de 1976 à 78 blanc cassé avec une tampo de cœur percé dans la porte et un placage bois, un vitrage ouvrant à l’arrière et sur le toit bleu vert.  
B) La même variante en blanc plus clair mais une tampo différente, des imitations de plantes grimpantes sur les côtés  et le cœur disparaît su la porte, le vitrage reste bleu vert.
C) Produite en 1978 et 1980 une version jaune Joe Circus qui pourra se trouver attelée au camion Saviem avec la même déco sur les côtés le vitrage devient jaune. A noter qu’une rare version jaune avec vitrage bleu vert a aussi été produite. 

Pour ces 3 variantes les roues restent les mêmes à savoir 3 branches.




La St Tropez


Introduite en 1975 sous la référence #201 seule, ou dans les attelages #368 avec en premier lieu la Simca 1100 cette petite caravane sortie de nulle part rappelle un peu les modèles du constructeur Belge De Reu à la même époque. C’est un petit modèle de caravane avec une paysage de plage imprimé en couleur des deux côtés, vitrage jaune et cette version sera produite entre 1975 et 1978 on peut l’acheter seule (boite cristal par exemple). Les roues de style new, sont nucléaires, 3 ou 5 branches. En 1978 sort une variante au plastique légèrement orangé et la déco reste la même. 

En 1979 jusqu’en 1982, les vitrages deviennent clair, la déco de plage est remplacée par une déco de fête de de Music Pop. On la trouvera souvent en attelage avec la Ford Capri RMC puis avec les Renault 18 en rouge et déflecteur d’air. En 1983 pour sa fin de carrière elle devient jaune – vitrage jaune - avec des autocollants bleu et blanc avec un dauphin, la Renault 18 devient bleu métal et le déflecteur de l’auto est principalement jaune ou blanc à de rares exceptions. Le châssis de cette caravane n’aura au fil de sa carrière pas connu de modifications si ce n’est d’être passé d’une couleur jaune à bleu vers la fin de sa production.

A noter que depuis 1966 certains plastiques auront plus ou moins bien vécu, certaines productions ont tendance à jaunir avec le temps et la lumière. Ceci est valable pour tous les modèles présentés ci-dessus. Je n’ai volontairement pas traité les versions Globetoys ou encore Brésiliennes des modèles décrits ci-dessus… ils feront l’objet d’une description qui mettra en lumière plus en détail les productions de ces variantes. Bonne fin de vacances et à bientôt pour un nouvel article sur les productions Majorette.




Texte et Photos : Marc D.