Minichamps est-il de retour ? Depuis quelques mois plusieurs références BMW i sont disponibles aux échelles 1/43 et 1/18 chez le reconnu fabricant Allemand Minichamps. Découverte de la réduction 1/43 de l'inédite BMW i4 M50...
BMW c’est le plaisir de conduite : le six-cylindres en ligne, la propulsion, un son moteur mélodieux et envoutant, la sportivité pour tous les jours. Dans ce contexte, on aurait pu imaginer le constructeur bavarois réticent à s’insérer dans le virage du tout électrique…
Et
pourtant, parmi les constructeurs allemands, BMW semble aujourd’hui s’en sortir
particulièrement bien, avec 442 072 modèles 100 % électriques écoulés en 2025,
dépassant VW. Comment expliquer une telle réussite sur le segment du premium
électrique ?
C’est avant tout une question de survie. Dès le début des années 2000, les préoccupations environnementales, notamment autour des émissions de CO₂, commencent à s’imposer, en Californie comme dans les grandes métropoles mondiales.
Pour BMW, dont l’image repose
largement sur ses motorisations thermiques, et en particulier son emblématique
six-cylindres en ligne, le défi est immense. Imaginer une grande berline de
luxe électrique est une chose ; transposer l’ADN d’une sportive comme une M3
dans un monde sans moteur thermique en est une autre.
Pour
éviter de subir cette transition, et ne pas devenir le Nokia de l’automobile,
BMW investit massivement dès 2007, avec plus de deux milliards d’euros dans le
programme Project i « intelligence & innovation ».
L’objectif est clair : repenser ce qu’est une Bimmer de zéro, en misant sur la
légèreté, l’utilisation de carbone, des matériaux recyclés et de nouvelles
méthodes de conception.
De
cette démarche naissent en 2013 deux ovnis : les BMW i3 et i8. Souvent jugés
trop chers et en décalage avec les attentes du marché, leur carrière restera
relativement courte. Mais peut-on vraiment parler d’un échec ?
i3 et i8, des ovnis reproduits par Paragon Models au 1/43e
Pas
vraiment. Ces modèles ont surtout permis à firme munichoise d’acquérir une
expertise précieuse : développement logiciel, gestion et optimisation des
batteries, conception de moteurs électriques maison (GenX eDrive, produits dans
son usine de Steyr en Autriche), sans oublier une avance sur les questions
d’économie circulaire. Surtout, ils ont contribué à positionner BMW comme un
pionnier de l’électrification parmi les constructeurs traditionnels, à l’instar
de Renault.
Cette expérience se concrétise sur une berline performante en 2021 avec l’arrivée de la BMW i4 M50 grand Coupé G26, basée sur la plateforme multi-énergies CLAR. Une étape clé : celle d’une Beamer électrique qui conserve les codes classiques de la marque, afin de convaincre les petrolheads.
Esthétiquement, le pari est réussi. La i4 reprend à l’identique les lignes de sa demi-sœur la Série 4 Gran Coupé. La silhouette de berline coupé est superbe, même si la calandre à dents de castor peut encore susciter quelques interrogations. Contrairement à certaines concurrentes électriques, souvent rehaussées pour intégrer leur batterie, BMW a fait le choix de préserver une position de conduite basse, fidèle à son ADN. Une prouesse rendue possible par une batterie particulièrement fine et une intégration optimisée, avec notamment les câbles logés dans le tunnel de transmission.
À bord, la qualité perçue reste au rendez-vous, avec des matériaux valorisants : cuirs, inserts en aluminium, finitions soignées. Rien n’est sacrifié sur l’autel de l’électrification.
Mais
c’est surtout sur la route que la i4 convainc. Tous les essais le soulignent :
on retrouve ce fameux toucher de route propre à Béhème, avec un comportement
dynamique, une certaine fermeté et une vraie précision. Dans sa version M50,
forte de 544 ch, elle abat le 0 à 100 km/h en 3,9 secondes, tout en proposant
une ambiance sonore spécifique IconicSounds Electric grâce à Hans
Zimmer. Une expérience qui donne un avant-goût de ce que pourraient être les
futures MotorSport électriques de la marque, à commencer par les modèles de la
future génération iM3 Neue Klasse.
Côté
miniature, c’est Minichamps qui propose la reproduction au 1/43ᵉ de la BMW i4
M50 Gran Coupé G26 phase 1, en zamac. On peut simplement regretter une sortie
tardive, alors que le modèle réel arrive en fin de carrière. Trois teintes sont
proposées, dont ce très réussi Frozen
Portimao Blue.
Ce
que l’on peut dire d’emblée, c’est que Minichamps signe ici un retour en grande
forme. Après quelques années marquées par une qualité de finition en retrait,
le fabricant semble avoir retrouvé son savoir-faire.
À l’avant
À l’avant, impossible de passer à côté de la calandre à double haricot allongée, qui confère à cette i4 des fameuses dents de castor.
Il s’agit d’une pièce
rapportée en plastique noir glossy, finement gravée et enrichie de nombreux
détails en peinture argentée, ainsi que d’une tampographie du logo
« i ». De part et d’autre, deux fausses entrées d’air, également en noir
brillant, viennent compléter l’ensemble.
Bóbr
Kurwa
Le logo BMW, en tampographie, trône fièrement au bout du capot.
Les optiques, quant à elles, sont particulièrement soignées :
- la lentille transparente, légèrement épaisse, intègre un discret marquage noir simulant le système de lave-phares ;
- l’intérieur des projecteurs LASER est traité en relief, avec des touches de peinture argentée et bleu clair du plus bel effet.
On
peut toutefois relever quelques imperfections, comme des lentilles parfois
légèrement sales de l’intérieur ou de certaines traces de colle glue,
difficiles à éliminer. Un petit bémol dans une exécution autrement très
convaincante.
Comme
souvent chez Minichamps, la face avant de cette Bimmer, à la fois dynamique et
expressive, est fidèlement reproduite, avec des proportions parfaitement
respectées.
À l’arrière
L’arrière
se montre lui aussi très réussi, avec des optiques rapportées mêlant habilement
teintes fumées et rouge.
Le
diffuseur arrière, en pièce rapportée de plastique noir glossy, est agrémenté
de touches de peinture argentée et rouge qui renforcent le relief de
l’ensemble.
On peut toutefois regretter que les logos BMW, i4 et M50 soient réalisés en tampographie. Des éléments en photodécoupe auraient sans doute apporté un supplément de réalisme, surtout au regard du prix de cette miniature...
Profil et
finitions
La silhouette élancée et élégante de ce coupé quatre portes est très fidèle au modèle réel. C’est d’ailleurs l’une des signatures de Minichamps, qui propose généralement des proportions particulièrement justes.
Les panel gaps sont
finement gravés dans le moule, tout comme les poignées de portes. Les bas de
caisse, peints en noir mat, contrastent avec les écopes aérodynamiques traitées
en noir glossy. Sur l’aile avant, on remarque également une discrète
tampographie « M » MotorSport.
Les rétroviseurs noirs sont
rapportés, tandis que le toit reçoit un vitrage ouvrant teinté, bien
intégré à l’ensemble.
Les jantes alliage 868M de 20
pouces affichent une finition soignée : noir glossy, touches gris argent
sur la surface, écrous et logo BMW finement reproduits. Le système de freinage
est lui aussi très réussi, avec des disques argentés et
des étriers rouge vif qui renforcent le
caractère sportif du modèle.
La teinte Frozen Portimao Blue, avec
son aspect mat texturé, séduit par la richesse de ses reflets. Son pailleté
capte subtilement la lumière tout en mettant en valeur les lignes de
carrosserie, sans masquer les gravures ni les détails de finition.
L’intérieur, composé de plusieurs pièces rapportées en plastique, gagne en intérêt grâce à la sellerie Tacorarot,
qui apporte une touche de contraste bienvenue ; un net progrès par rapport
à certains intérieurs Minichamps parfois trop sombres. Parmi les détails
appréciables, on note le volant avec son repère rouge
du point zéro, ainsi que la double dalle incurvée reproduite en décalcomanie.
Avec cette i4, Minichamps signe le retour des BMW « standard » au 1/43, avec des configurations attractives. Une miniature qui trouvera aisément sa place dans une collection dédiée aux modèles contemporains.
Référence: BMW i4 M50 2021 1/43
































