Fabricant particulièrement discret depuis bon nombre d'années, Minichamps propose enfin de nouveaux moules 1/43 à sa collection depuis quelques semaines ! La dernière BMW i7 G70 fait partie de ce retour à des productions récentes et à la finition parfaite...
Mais au fil du temps, ces codes, aussi efficaces soient-ils, deviennent prévisibles. Il suffit d’observer l’évolution de la Série 5 entre les années 70 et 90 : la recette reste globalement la même.
Or, comme évoqué dans l’article sur la i4, la fin des années 90 est à la fois une période faste pour BMW et un moment de remise en question. Avec les évolutions à venir notamment l’électrification, la marque doit-elle continuer à rassurer ou chercher à surprendre pour rester perçue comme avant-gardiste ?
D’autant
qu’Audi gagne du terrain avec un design moderne, BMW doit séduire sur de
nouveaux marchés, notamment aux États-Unis et en Asie.
C’est dans ce contexte qu’arrive Chris Bangle avec son concept de Flame Surfacing. L’une de ses premières créations marquantes, la BMW Série 7 E65, rompt radicalement avec les codes établis. Les surfaces deviennent plus complexes, mêlant formes convexes et concaves, jeux de lumière et arêtes marquées. Sans oublier le fameux « Bangle Butt » avec son coffre à double étage.
La
réaction est immédiate : critiques virulentes, pétitions… Pourtant, avec le
temps, ce design sera plébiscité, notamment sur des modèles comme la BMW Z4
E85. Et surtout, il influencera durablement l’ensemble de l’industrie
automobile, à commencer par Lexus.
Par
la suite, BMW revient à un design plus classique… jusqu’à un nouveau tournant
au début des années 2020, avec l’apparition de la calandre « dents de castor »
sur la BMW Série 4 Coupé G22. Avec l’électrification et les attentes de
certains marchés, notamment les goûts spécifiques des chinois, la marque
choisit à nouveau de bousculer les codes : le design Bimmer doit l’affirmer de
manière brutale.
Et c’est la BMW Série 7 G70, et sa déclinaison i7, qui cristallise le plus cette rupture.
Ici,
BMW ne cherche plus simplement à proposer une berline statutaire classique. La
Série 7 devient un objet d’affirmation, qui interpelle par un style à la fois
néo-brutaliste dans ses volumes et techno-maximaliste dans ses détails. Elle
impressionne davantage qu’une Mercedes-Benz EQS, plus flasque. Sous certains
angles, elle peut évoquer une Rolls-Royce sous botox… Sous d’autres, des
inspirations plus inattendues… Si regardez bien… ce regard à double étage envoutant.
La
démesure se retrouve aussi dans ses proportions : 5,39 mètres de long,
uniquement disponible en version longue, et un impressionnant écran panoramique
arrière de 31 pouces. La puissance n’est pas en reste avec 544 ch qui abat le 0
à 100 en 4,7 secondes.
Pour
en avoir croisé dans la rue, cette i7 dégage une vraie présence : elle impose,
attire les regards, ne laisse pas indifférent. Reste à savoir si ce parti pris
audacieux sera, avec le temps, considéré comme une réussite.
Côté
miniature, c’est Minichamps qui propose la reproduction
au 1/43ᵉ de la BMW i7 Xdrive60 G70 phase 1, en zamac. On peut
simplement regretter une sortie tardive, alors que le modèle réel vient tout juste de
recevoir son facelift. Trois teintes sont proposées, dont ce très réussi Oxidgrau metallic limitée à 336 exemplaires.
Ce que l’on peut dire d’emblée, c’est que Minichamps signe ici un retour en grande forme. Après quelques années marquées par une qualité de finition en retrait, le fabricant semble avoir retrouvé son savoir-faire.
À l’avant
À l’avant, impossible de passer à côté de la calandre à double haricot hypertrophiée, qui confère à cette i7 une identité très marquée : un groin.
Il s’agit d’une pièce rapportée en plastique peinte en argent, et
non chromée comme sur le modèle réel, intégrant une tampographie du logo « i
». En son centre, on distingue la zone de capteurs, matérialisée par une
surface rectangulaire gravée, ainsi qu’un point noir en relief figurant la
caméra et son lave-glace.
Juste
en dessous, une grille en plastique noir rapportée reçoit de fins liserés bleu clair, signature visuelle de la gamme
électrique. Plus bas encore, le ski avant est directement moulé et peint en argent, là où
un traitement chromé aurait apporté davantage de réalisme.
De part et d’autre, deux fausses entrées d’air, également en noir brillant, viennent compléter l’ensemble.
Le logo BMW, en tampographie, trône fièrement au bout du bouclier.
Les
optiques à double étage sont, quant à elles, traitées avec soin :
-
Les
éléments supérieurs, très fins, intègrent une signature lumineuse gravée dans
le moule et rehaussée par une peinture argent très clair.
La lentille vient se poser par-dessus, mais le relief reste discret et la
signature en double crochet demeure difficile à distinguer.
- Les blocs inférieurs bénéficient d’un traitement plus abouti, avec davantage de profondeur et des modules LED bien visibles.
Comme
souvent chez Minichamps, cette face avant à la fois expressive et imposante est
fidèlement reproduite, avec des proportions bien respectées.
À l’arrière
L’arrière
se montre lui aussi réussi, avec des optiques rapportées combinant habilement teintes fumées,
liserés clairs et touches de rouge.
Le diffuseur est directement moulé dans la pièce, agrémenté de touches de peinture argentée et bleutée. Les catadioptres sont simplement suggérés par une peinture rouge clair.
Ce traitement, sans pièces rapportées, reste toutefois un peu en retrait en termes de réalisme.
On
peut également regretter que les logos BMW, i7 et xDrive60
soient réalisés en tampographie. Des éléments en photodécoupe auraient apporté
un niveau de finition supérieur, surtout à ce niveau de gamme.
Profil et
finitions
La silhouette brutaliste, imposante,
est fidèle au modèle réel. C’est d’ailleurs l’une des signatures de Minichamps,
qui propose généralement des proportions particulièrement justes.
Les panel gaps sont finement
gravés, tout comme les poignées de portes, rehaussées de touches de peinture argentée et
noire pour simuler les commandes d’ouverture.
Les bas de caisse reprennent le
traitement des skis avant et arrière, avec une peinture argentée et bleutée, ponctuée de petits poinçons figurant les
capteurs de proximité.
Les rétroviseurs, finement
peints et rapportés, s’intègrent bien à l’ensemble, tandis que le toit reçoit
un large vitrage panoramique teinté, apportant de la luminosité à l’habitacle. Mais contrairement à la production de Mini GT, ce toit le bénéficie pas de tampographies spécifiques reproduisant la sérigraphie en led du toit Sky Lounge.
Un détail particulièrement
réussi se trouve au niveau de la custode arrière : le Hofmeister kink est
sublimé par une fine tampographie de petits triangles noirs, du plus bel effet.
Les jantes alliage de 21 pouces
affichent une finition soignée, mêlant noir brillant et touches gris argent, avec
des écrous et logos BMW finement reproduits.
La teinte Oxidgrau metallic à
un pailleté capte subtilement la lumière avec des reflets champagne tout en mettant en valeur les lignes
de carrosserie, sans masquer les gravures ni les détails de finition.
L’intérieur, moulé en plastique noir, gagne en intérêt grâce à la sellerie couleur Cognac en similicuir Veganza, qui apporte une touche de raffinement bienvenue. Parmi les détails notables, on retrouve le volant avec insertions argentées ainsi que la double dalle incurvée reproduite en décalcomanie. On peut toutefois regretter l’absence de finitions boisées, qui auraient renforcé l’aspect luxueux. Un autre petit regret: l'absence de la reproduction du spectaculaire écran cinéma escamotable BMW Theater Screen pour les passagers arrière.
Avec cette i7, Minichamps signe
le retour des BMW « standard » au 1/43, avec des configurations attractives.
Une miniature qui trouvera naturellement sa place dans une collection dédiée
aux grandes berlines de prestige.
Référence :
BMW i7 2023 1/43
-
Minichamps 410024200
– BMW i7 2023 1/43 – Oxidgrau metallic limited 336ex–
60 €

































